Rhodes, cette perle dorée de la mer Égée, est trop souvent réduite à ses plages bondées de Lindos ou aux ruelles commerçantes de la vieille ville. Pourtant, l’île recèle des 5 plages secrètes où le temps semble suspendu, où les kaïki (barques de pêcheurs) croisent encore des baigneurs solitaires, et où l’odeur de l’origan sauvage se mêle à celle du sel. Ici, pas de transats alignés comme des soldats, mais des galets lissés par les siècles, des tamaris offrant une ombre généreuse, et des eaux si transparentes qu’on y distingue les oursins accrochés aux rochers. Ces plages, ce sont les dernières enclaves d’une Rhodes que les locaux appellent encore « la vraie » — celle qui résiste aux croisiéristes et aux influenceurs en quête de likes.
Mais attention : ces joyaux ne se livrent pas sans effort. Il faudra parfois marcher une demi-heure sous un soleil de plomb, slalomer entre des chèvres têtues ou négocier un trajet en taxi avec un conducteur qui vous racontera, entre deux jurons en grec, comment la fête de l’Assomption (le 15 août) transforme les villages en scènes de danse traditionnelle où l’on sert du souvlaki arrosé de retsina. Ces plages secrètes sont aussi des portes d’entrée vers une culture insulaire où l’hospitalité se mesure en assiettes de pitaroudia (beignets de pois chiches) offertes par des grand-mères en noir, et où l’histoire — des chevaliers de Saint-Jean aux Ottomans — s’incruste dans chaque pierre. Prêt à troquer votre serviette élimée contre l’aventure ?
Entre myrtes et légendes : où la mer Égée murmure encore
Commencez par Plage de Glystra, accessible après une descente vertigineuse depuis le village de Lardos, où les oliviers centenaires semblent veiller sur les baigneurs. Ici, le sable fin se marie à des eaux peu profondes, idéales pour les familles — ou pour ceux qui veulent s’adonner à la pesca alla rhodiana, cette pêche à la ligne artisanale que pratiquent encore les anciens du coin. Les jours de vent, observez les kitesurfeurs qui glissent au large, tandis que sur la terre ferme, les femmes du village vendent des sfougata (omelettes aux herbes sauvages) lors des fêtes patronales. Un conseil : arrivez tôt pour éviter les rares touristes qui, comme vous, ont dégoté ce spot grâce à un bouquin poussiéreux ou une recommandation chuchotée dans une taverne de Kattavia.
Plus au sud, Plage de Prasonisi — littéralement « l’île aux poireaux » — est un caprice géologique où la mer Égée et la Méditerranée se disputent les vagues. En été, une langue de sable émerge, reliant l’île à Rhodes, mais le reste de l’année, c’est un paradis isolé pour les surfeurs et les amoureux de solitude. Les pêcheurs locaux y installent parfois leurs filets au petit matin, et il n’est pas rare de croiser des kalamakia (petits calamars) séchant au soleil sur des rochers plats. À l’ombre des tamaris, dégustez un meze de poulpe grillé arrosé d’un vin blanc de l’appellation Embona, produit dans les vignobles en terrasse qui grimpent sur les flancs du mont Attavyros. Ici, pas de musique électro, juste le bruit des vagues et, si vous avez de la chance, le lyra d’un musicien ambulant jouant des mélodies nisiotika (insulaires).
Explorez Rhodes et le Dodécanèse avec ce carnet de voyage au format pratique ! Combinez découverte culturelle de la cité médiévale et escapades dans les îles de l’archipel. Sélection complète d’adresses commentées pour tous budgets, des pensions familiales aux hôtels de charme. Itinéraires thématiques : villages traditionnels, plages secrètes, sites antiques, marchés locaux, activités nautiques. Chapitre détaillé sur le patrimoine UNESCO et les vestiges des chevaliers de Saint-Jean. Large choix de tavernes, des petites psarotavernes aux restaurants gastronomiques. Conseils pour les excursions inter-îles. Guide pratique et culturel indispensable pour profiter pleinement de Rhodes et du Dodécanèse, de la vieille ville fortifiée aux criques préservées !
Nous vous suggérons ce livre en lien avec nos thématiques. L’achat via ce lien nous permet de toucher une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous.
Plages isolées de Rhodes : où trouver le calme en haute saison, quand l’île se transforme en fourmilière touristique
Rhodes, cette perle de la mer Égée, est un paradoxe ambulant. D’un côté, vous avez Lindos et Faliraki, où les parasols s’alignent comme des soldats en rang d’oignon et où l’on entend plus d’allemand que de grec. De l’autre, il existe encore des coins où le temps semble s’être endormi sous un olivier, où le seul bruit est celui des vagues léchant les galets et des cigales jouant leur partition estivale. Pour échapper à la cohue de juillet et août, il faut savoir où chercher.
Prenez Agios Pavlos, une plage de sable fin et d’eaux turquoise, accessible après une marche de 20 minutes depuis le parking de Lardos. Ici, pas de transats, pas de musique électro, juste une petite chapelle blanche perchée sur un rocher et quelques pêcheurs locaux qui réparent leurs filets à l’ombre. Les Rhodiens l’appellent « to meraki tou theou » – « le caprice de Dieu » –, et c’est exactement ça : un bout de paradis oublié par les promoteurs. Si vous avez de la chance, vous tomberez sur une panigiri (fête locale) improvisée, où l’on grille des souvlaki de porc et où le vin résiné coule comme une rivière.
Plus au sud, près de Gennadi, la plage de Plakia est un autre secret bien gardé. Ici, les falaises de calcaire plongent dans une mer si transparente que vous distinguerez les oursins avant même d’avoir enfilé vos palmes. Les familles locales y viennent le dimanche avec des glacières remplies de pitaroudia (beignets de pois chiches) et de meze maison. Si vous osez vous aventurer tôt le matin, vous pourrez peut-être assister au spectacle des pêcheurs rentrant avec leur prise – des fagri (rougets) et des lavraki (loups de mer) qui finiront grillés sur les braises avant midi.
Mais attention, ces plages isolées ont un prix : l’absence d’infrastructures. Pas de douche, pas de toilettes, et souvent, pas même un arbre pour s’abriter. Emportez de l’eau, un chapeau, et surtout, ne laissez aucune trace. Les Rhodiens, malgré leur hospitalité légendaire, commencent à grogner contre les touristes qui transforment leurs criques en dépotoirs. Un vieux pêcheur de Lachania m’a un jour lancé, en me voyant ramasser un sac plastique : « Si tu aimes cet endroit, respecte-le. Sinon, retourne à Faliraki. » Message reçu.
Criques accessibles en voiture à Rhodes : un guide pratique pour les explorateurs pressés (ou fainéants)
Oubliez les sentiers escarpés et les randonnées sous un soleil de plomb. Certaines des plus belles criques de Rhodes sont accessibles en voiture, à condition de savoir où tourner – et d’avoir un véhicule qui supporte les routes caillouteuses. Parmi elles, Trachias, près de Archangelos, est un bijou méconnu. La route serpente entre des champs d’asfodelos (une plante sauvage aux fleurs jaunes) avant de déboucher sur une baie de galets aux reflets dorés. L’eau y est si calme qu’elle semble huilée, idéale pour le snorkeling ou simplement pour flotter comme un méditerranéen blasé.
Un peu plus au nord, la plage de Afandou est souvent éclipsée par ses voisines plus tape-à-l’œil, mais c’est justement ce qui la rend si attachante. Ici, le sable fin se mêle à des coquillages broyés, créant une texture douce sous les pieds. Les familles rhodiennes y viennent avec leurs enfants, leurs glacières et leurs jeux de tavli (backgammon). Si vous avez faim, arrêtez-vous à la taverne Oasis, où la spécialité est le moussaka préparé avec des aubergines du jardin et une couche de béchamel si épaisse qu’elle défie les lois de la physique.
Pour les amateurs de plages de galets, Haraki est un incontournable. Ce village de pêcheurs, moins fréquenté que Lindos mais tout aussi charmant, abrite une petite crique où les galets lisses massent vos pieds mieux qu’un spa. L’avantage des galets ? Une eau souvent plus claire, car le sable ne se soulève pas au moindre mouvement. En revanche, prévoyez des sandales aquatiques – marcher sur ces cailloux chauffés à blanc relève sinon du supplice médiéval. Les enfants adorent y chercher des kokkina (coquillages rouges), tandis que les adultes sirotent un frappé en regardant les bateaux de pêche rentrer au port.
« Les galets, c’est comme les Rhodiens : durs en apparence, mais une fois que tu les connais, tu ne veux plus les quitter. » — Nikos, un pêcheur de Haraki, en me tendant une assiette de poulpe grillé.
Plages de sable fin vs galets à Rhodes : laquelle choisir ? (Spoiler : ça dépend si vous êtes masochiste ou non)
Le débat fait rage parmi les vacanciers : sable fin ou galets ? À Rhodes, les deux options coexistent, mais elles ne s’adressent pas aux mêmes âmes. Les plages de sable, comme Tsambika ou Elli (près de la ville de Rhodes), sont idéales pour les familles. Les enfants peuvent y construire des châteaux sans se plaindre, et les parents apprécieront les transats et les parasols loués à prix d’or. En revanche, le sable a un inconvénient : il se colle partout. Dans vos sandwiches, dans vos serviettes, et – inexplicablement – dans vos sous-vêtements trois jours après votre retour à la maison.
Les galets, en revanche, sont le choix des puristes. À Anthony Quinn Bay (oui, nommée d’après l’acteur qui a tourné Les Canons de Navarone ici), les cailloux blancs contrastent avec une eau d’un bleu électrique. L’inconvénient ? Marcher dessus ressemble à une séance de réflexologie sadique. Mais une fois dans l’eau, la visibilité est exceptionnelle, ce qui en fait un spot de snorkeling parmi les meilleurs de l’île. Les poissons y sont si habitués aux humains qu’ils viennent quémander des miettes de paximadi (biscuit d’orge local).
Alors, lequel choisir ? Si vous voyagez avec des enfants ou si vous êtes du genre à aimer votre confort, optez pour le sable. Si vous cherchez une expérience plus authentique (et que vous avez emporté des sandales adaptées), les galets vous récompenseront par des paysages à couper le souffle et une eau d’une clarté rare. Et si vous hésitez encore, faites comme les locaux : alternez. Un jour à Prasonisi (sable, vent, et kitesurf), un jour à Ladiko (galets, calme, et oursins grillés au citron).
Snorkeling à Rhodes : plonger dans les baies cachées, où les poissons sont plus sociables que les touristes
Rhodes est une île où la mer n’est pas seulement bleue – elle est vivante. Sous la surface, un monde se déploie : des forêts de posidonie (une plante marine protégée), des bancs de sargues (poissons argentés) et, si vous avez de la chance, une murène timide ou une pieuvre caméléon. Pour les amateurs de snorkeling, certaines baies sont des aquariums naturels. Kallithea, avec ses eaux peu profondes et ses rochers couverts d’anémones, est un spot idéal pour les débutants. Les locaux y viennent avec des masques bon marché achetés au marché de Nea Agora, et des filets pour pêcher des koutsomoura (petits poissons blancs).
Plus au sud, près de Lindos, la baie de Saint-Paul (ou Agios Pavlos) est un autre joyau. L’entrée dans l’eau se fait depuis des plates-formes naturelles de roche, et une fois immergé, vous nagerez au-dessus d’un tapis de corail (protégé, ne touchez pas !). Les pêcheurs locaux utilisent encore des techniques traditionnelles, comme les ganavia (nasses en osier), que vous verrez parfois flotter à la surface. Si vous sortez de l’eau avec l’impression d’avoir été observé, c’est probablement le cas : les vieux du village, assis à l’ombre des tamaris, suivent chaque mouvement des touristes avec un mélange d’amusement et de méfiance.
Pour une expérience plus aventureuse, dirigez-vous vers Monolithos, sur la côte ouest. Ici, les vagues sont plus fortes, mais la récompense est à la hauteur : des grottes sous-marines où la lumière filtre à travers les fissures, créant des jeux d’ombre dignes d’une cathédrale. Les pêcheurs de la région racontent que ces grottes abritaient autrefois des épaves de navires ottomans, et que par temps clair, on peut encore apercevoir des canons rouillés. Preuve que même sous l’eau, Rhodes porte les traces de son histoire mouvementée.
Plages familiales à Rhodes : où sécurité rime avec souvlaki et sieste à l’ombre
Voyager avec des enfants à Rhodes, c’est un peu comme emmener des chats en laisse : ça demande de la préparation, de la patience, et une promesse implicite de glace à la fin de la journée. Heureusement, l’île regorge de plages familiales où les petits peuvent barboter en sécurité tandis que les parents sirotent un ouzo (ou un jus de fruit, soyons responsables). Faliraki Beach, malgré sa réputation de repaire à fêtards, possède une section peu profonde et surveillée, idéale pour les familles. Les loueurs de transats y proposent même des jeux gonflables, et les tavernes voisines servent des keftedes (boulettes de viande) à taille enfant.
Plus tranquille, la plage de Kiotari est un havre de paix avec son sable doux et ses eaux calmes. Les beach bars y sont discrets, et les toilettes publiques (un luxe à Rhodes) sont propres – un détail qui compte quand on voyage avec un enfant de 5 ans qui a la vessie d’un colibri. Les mamans grecques y installent leurs parasols dès 8h du matin, armées de glacières remplies de tyropita (feuilletés au fromage) et de pastèques. Si vous voulez vous fondre dans le décor, apportez un ballon et un seau. Et surtout, ne refusez pas si on vous offre un morceau de baklava – c’est une insulte.
Enfin, pour une journée sans stress, direction Stegna Beach, près d’Archangelos. Cette plage en forme de croissant est protégée des vents, et ses eaux peu profondes s’étendent sur des dizaines de mètres. Les enfants peuvent y chasser les petits crabes ou construire des forts de sable, tandis que les parents profitent des sunbeds (à 10€ la journée, négociez en grec pour avoir un prix local). Le soir, les familles se retrouvent à la taverne Mavrikos, où les enfants grignotent des frites et où les adultes commandent des dolmades (feuilles de vigne farcies) en regardant le coucher de soleil teinter la mer en rose. C’est dans ces moments-là que Rhodes révèle son vrai visage : non pas une destination touristique, mais une île où la vie se savoure lentement, entre deux baignades et trois bouchées de feta.
Le saviez-vous ? Les plages de Rhodes ont une histoire (et pas seulement géologique)
Derrière chaque crique de Rhodes se cache une histoire. Prasonisi, cette langue de sable où la mer Égée et la Méditerranée se rencontrent, était autrefois un repaire de pirates. Aujourd’hui, c’est un spot de kitesurf réputé, mais les vieux du village de Kattavia racontent encore comment leurs grands-pères y cachaient des barils de vin et d’huile pour les échanger contre des armes pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus au nord, la plage de Elli était le lieu de prédilection des colons italiens dans les années 1930 – on y voit encore les vestiges de leur « spiaggia » (plage) aménagée, avec ses cabines en bois peint.
Et puis, il y a les légendes. À Lindos, on dit que la baie de Saint-Paul doit son nom à l’apôtre, qui y aurait accosté pour évangéliser l’île. Les pêcheurs locaux, plus prosaïques, affirment que c’est simplement parce qu’un ermite du nom de Pavlos y vivait dans une grotte au VIIe siècle. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, la chapelle blanche qui surplombe la baie est un lieu de pèlerinage pour les mariages – et un spot Instagram pour les touristes. Preuve que même les miracles ont leur revers.
Rhodes : quand l’histoire se mêle au sel de la Méditerranée et aux cris des mouettes
Il y a des îles qui se contentent d’être belles, et puis il y a Rhodes, cette pépite dorée de la mer Égée qui porte ses 2 400 ans d’histoire comme une armure étincelante sous le soleil grec. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la vieille ville médiévale est un labyrinthe de ruelles pavées où l’on trébuche sur des vestiges ottomans, des églises byzantines et des fontaines italiennes, comme si chaque pierre murmurait un chapitre différent d’un roman épique. Mais Rhodes, ce n’est pas qu’un musée à ciel ouvert : c’est aussi des tavernes enfumées où l’on sert du pitaroudia (ces beignets de pois chiches croustillants) arrosé de vin local Athiri, des plages où les familles grecques pique-niquent jusqu’au coucher de soleil, et des villages comme Lindos, accrochés à flanc de colline, où les femmes tissent encore des flokates (tapis traditionnels) comme le faisaient leurs grands-mères.
Ce qui frappe à Rhodes, c’est cette stratification culturelle qui résiste au temps et au tourisme de masse. Les Chevaliers de Saint-Jean y ont laissé des forteresses imposantes, les Ottomans des hammams et des minarets élancés, et les Italiens (durant leur occupation au XXe siècle) des bâtiments Art Déco qui contrastent avec les maisons blanches cubiques. Prenez la rue des Chevaliers : sous ses arcades gothiques, des artisans vendent encore des koufeta (amandes dragéifiées, symbole de chance) comme au Moyen Âge, tandis qu’à deux pas, des ados grecques sirotent des frappés en regardant TikTok. C’est ce mélange détonant qui rend Rhodes si vivante. Et si vous cherchez des expériences incontournables, oubliez les bus bondés : louez un scooter pour filer vers Monolithos, un village fantôme où les ruines d’un château offrent une vue à couper le souffle sur la Turquie toute proche. Le vent y est si fort qu’on se croit au bout du monde.
Mais Rhodes, c’est aussi une île où la philotimo – ce concept grec intraduisible mêlant honneur, générosité et fierté – se vit au quotidien. Un exemple ? Les fêtes locales, comme le Panigiri de Archangelos, où les villageois dansent le soustas (une danse traditionnelle) jusqu’à l’aube autour de brochettes de mouton grillé, ou la Fête du Vin à Embonas, où les vignerons ouvrent leurs caves pour faire goûter leur Moschato (un vin doux aromatique). Ici, on ne vous servira jamais un meze sans insister pour que vous repreniez, et les vieux pêcheurs de Kamiros Skala vous raconteront, entre deux bouffées de cigarette, comment ils repéraient les bancs de poissons « à l’œil nu, comme les anciens ». Pour une immersion totale, évitez les restaurants touristiques de Faliraki (sauf si vous aimez les gyros industriels) et dirigez-vous vers Siana, où les tavernes familiales servent du matsi (un poisson local séché) avec une vue sur les montagnes.
Pourtant, Rhodes n’est pas un paradis préservé du tourisme de masse – loin de là. La côte est sature en été de resorts tout inclus où des Allemands en chaussettes dans des sandales déambulent entre la piscine et le buffet. Mais même ici, la magie opère si on sait où regarder. Par exemple, quittez Lindos avant que les croisiéristes n’envahissent l’Acropole au lever du soleil, et vous aurez les ruines grecs antiques rien que pour vous, avec la mer qui scintille comme une promesse. Ou bien, fuyez les plages surpeuplées de Tsambika pour vous réfugier à Glystra, une crique isolée où les falaises de calcaire plongent dans une eau turquoise. Et si vous voulez comprendre pourquoi les Rhodiens sont si fiers de leur île, lisez ce rapport de la Commission européenne sur son patrimoine : vous y découvrirez que Rhodes n’est pas juste une destination, mais un écosystème culturel où chaque olivier, chaque moulin à vent, chaque kaïki (bateau de pêche) raconte une histoire.
Alors, prêt à plonger ? Voici quelques pépites pour éviter les pièges à touristes et vivre Rhodes comme un local (ou presque) :
- Mangez un souvlaki chez Taverna Kostas à Lardos – le porc est mariné dans du vin rouge et grillé à la perfection.
- Assistez à un concert dans l’amphithéâtre antique de Rhodes (oui, il est encore utilisé !) pendant le Festival Méditerranéen en juillet.
- Goûtez le sumada, une boisson à base d’amandes, chez Koukos dans la vieille ville – la recette date de l’époque ottomane.
- Échappez à la foule avec une excursion en bateau vers Symi, une île voisine aux maisons pastel et aux eaux cristallines.
- Visitez le Musée du Costume Traditionnel à Koskinou pour voir des robes brodées du XVIIIe siècle – un travail de fourmi.
- Prenez un café grec chez Mavrikos à Ialysos, où les anciens jouent au tavli (backgammon) sous les platanes.
- Pour un coucher de soleil mémorable, grimpez au mont Philerimos – moins connu que l’Acropole de Lindos, mais tout aussi magique.
