Il existe des îles qui se donnent sans pudeur, étalant leurs plages de sable blanc comme des appâts à touristes, et puis il y a La Palma, la Isla Bonita, où la séduction opère en demi-teintes. Ici, pas de resorts clinquants ni de foules compactes, mais des volcans endormis aux flancs couverts de pins canariens, des villages accrochés à des falaises comme des nids d’aigle, et un ciel si pur que la Voie lactée y dessine des cartes d’amour. Un weekend romantique à La Palma, c’est l’art de slow-traveler à deux, entre randonnées qui sentent le soufre et soirées où le vin malvoisie local se boit sous les étoiles, comme au temps des conquistadors.
La Palma, c’est l’île où la géologie écrit des poèmes : la Caldera de Taburiente, un cratère de 8 km de diamètre qui semble avoir avalé la moitié du monde, les coulées de lave noire du Teneguía (dernier volcan en éruption en 1971) où l’on marche comme sur la Lune, ou les forêts de laurisilva classées à l’UNESCO, reliques humides d’un temps où les dinosaures régnaient. Les Palmiers, eux, ont appris à vivre avec cette terre capricieuse. Ils cultivent des bananes minuscules et sucrées sur des terrasses en pierre sèche, fument des cigares artisanaux dans les chiscos (bars enfumés de Santa Cruz), et célèbrent encore la Fiesta de la Virgen de las Nieves avec une ferveur qui mêle processions solennelles et ranchos de ánimas (chants traditionnels) jusqu’à l’aube.
Entre randonnées lunaires et nuits étoilées : l’itinéraire parfait
Commencez votre weekend romantique à La Palma par une ascension au Roque de los Muchachos, le point culminant de l’île à 2 426 m, où l’observatoire astrophysique percé de dômes futuristes semble surveiller les secrets de l’univers. Le sentier serpente à travers des paysages de haute montagne où les retamas (genêts blancs) résistent au vent comme des amoureux obstinés. À l’arrivée, le panorama embrasse toute l’île, des plages de sable noir de Puerto Naos aux vignobles en terrasses de Fuencaliente, où le sol volcanique donne au vin un goût de pierre à fusil. Le soir, réservez une visite guidée des étoiles avec AstroLaPalma : allongés sur des couvertures, vous apprendrez à reconnaître Andromède tandis que votre guide vous contera comment les benahoaritas (premiers habitants de l’île) voyaient dans la Voie lactée le chemin des âmes.
Le lendemain, plongez dans la Ruta de los Volcanes, une randonnée de 20 km (ou en version courte) à travers les cratères du parc national de la Cumbre Vieja, où la terre craque encore sous vos pas. Emportez un pique-nique de queso asado (fromage de chèvre grillé) et de gofio (farine de maïs torréfiée), achetés au marché de Los Llanos de Aridane, et dégustez-le au bord du Volcán de San Antonio, dont la bouche rougeoyante semble murmurer des promesses. Pour le dîner, direction El Duende, une auberge cachée à Tazacorte, où l’on sert des papas arrugadas avec mojo picón (sauce piquante) et du cherne (poisson local) pêché le matin même. Terminez la soirée au Mirador de la Concepción, un belvédère abandonné où les Palmiers viennent s’embrasser à la lueur des phares des bateaux.
Explorez les Canaries comme jamais avec ce guide nouvelle génération ! Nos experts locaux vous dévoilent l’âme véritable de cet archipel fascinant : villes coloniales chargées d’histoire, dunes dorées, forêts primaires mystérieuses et cratères majestueux vous attendent. Bien plus qu’un simple guide touristique, ce compagnon de voyage révèle les îles secrètes préservées des foules et propose des itinéraires sur-mesure île par île. Dormez dans des maisons typiques coup de cœur, savourez la cuisine locale dans d’authentiques chiringuitos, randonnez sur les pentes volcaniques et découvrez des plages aux sables blanc ou noir. Observation des baleines, spots de surf confidentiels, dégustation dans les bodegas… Une invitation à rencontrer l’archipel et ses habitants pour une odyssée canarienne inoubliable !
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La Palma, l’île où le feu rencontre la mer : une nuit en villa privée avec piscine chauffée et vue sur le Volcán de San Antonio
Imaginez-vous réveillé par le chant des canarios silvestres (les serins des Canaries), le corps encore alangui par la chaleur d’une nuit en villa privée où la piscine, chauffée à 28°C, miroite comme une offrande au Volcán de San Antonio. Ce cône volcanique, craché il y a à peine 3 000 ans, domine le sud-ouest de La Palma d’une présence à la fois menaçante et rassurante—comme un géant endormi qui veillerait sur l’île. Les villas perchées à Fuencaliente, comme celles de Finca Malvasía ou Casa del Volcán, sont construites en piedra volcánica (pierre volcanique), un matériau qui régule naturellement la température et donne à ces demeures un charme brut, presque primitif.
Ici, le luxe n’est pas clinquant. Il se niche dans les détails : les serviettes en lin brodé aux motifs guanches (les premiers habitants des Canaries), le petit-déjeuner composé de gofio (farine de maïs grillé, base de l’alimentation locale) servi avec des figues fraîches et du miel de palmera, ou encore le silence—un silence si épais qu’on entendrait presque la lave refroidir sous nos pieds. Les propriétaires, souvent des palmeros de souche, vous raconteront peut-être comment leurs grands-parents cultivaient la vigne en terrasses (enarenado) pour produire le vin Malvasía, ce nec plus ultra des vins doux qui fit la renommée de l’île au XVIe siècle. Aujourd’hui, ces terrasses abritent des villas avec piscine chauffée, mais l’âme du lieu, elle, n’a pas changé.
À la tombée du jour, alors que le volcan s’embrase sous les derniers rayons du soleil, sortez une bouteille de Ron Aldea (un rhum artisanal distillé à Los Llanos de Aridane) et installez-vous sur la terrasse. La vue est un spectacle gratuit : le Volcán de San Antonio passe du rouge sang à l’indigo, tandis que l’océan, en contrebas, avale le soleil comme une offrande. Si vous avez de la chance, un pastor palmero (berger) fera tinter ses clochettes en menant son troupeau de chèvres majoreras—une race locale—sur les flancs du volcan. C’est à ce moment précis que vous comprendrez pourquoi les Palmeros appellent leur île ‘La Isla Bonita’… et ce n’est pas qu’une chanson.
Santa Cruz de La Palma : entre dîner aux chandelles (50-80€) et l’âme d’un port colonial oublié
Descendre à Santa Cruz de La Palma, c’est comme ouvrir un livre d’histoire à la page des Siglos de Oro. Cette ville portuaire, autrefois escale obligatoire pour les galions espagnols chargés d’or des Amériques, a conservé ses balcones de madera (balcons en bois sculpté) et ses ruelles pavées de canto rodado (galets polis par la mer). Le quartier de San Telmo, avec ses maisons aux façades pastel, est un décor idéal pour un dîner aux chandelles—à condition de savoir où poser ses couverts. Évitez les pièges à touristes de la Calle O’Daly (oui, elle porte bien le nom d’un Irlandais, un certain Dacio Daly, négociant en vin au XIXe siècle) et dirigez-vous vers El Burgado II, une institution locale où le cherne (un poisson blanc pêché au large) est grillé à la perfection et servi avec des papas arrugadas (pommes de terre ridées au sel marin) et une mojo rojo qui vous fera oublier la ketchup.
Pour 50 à 80€ par personne, vous aurez droit à un menu qui célèbre les produits de l’île : queso de cabra palmero (fromage de chèvre affiné dans des feuilles de figuier), conejo en salmorejo (lapin mariné dans une sauce à l’ail et au paprika), et en dessert, une bienmesabe—une crème d’amandes, de citron et de cannelle qui fond sur la langue comme une promesse. Les vins ? Un Malvasía sec de Bodegas El Grifo (la plus vieille cave des Canaries, fondée en 1775) ou un rouge corsé de Vinos Vulcánicos, cultivé sur les pentes du Volcán de Fuencaliente. Les serveurs, souvent des étudiants en histoire ou des artistes locaux, vous parleront peut-être de la Bajada de la Virgen, une fête qui, tous les cinq ans, voit la statue de la Vierge descendre de sa montagne dans une procession dignes des grandes heures de la Contre-Réforme. Prochaine édition : 2025. Réservez dès maintenant.
Après le dîner, promenez-vous jusqu’au Castillo de Santa Catalina, une forteresse du XVIIe siècle qui abrite aujourd’hui un musée sur la piraterie—fléau des Canaries jusqu’au XVIIIe siècle. Les murs épais de pierre volcanique gardent encore la mémoire des attaques de Francis Drake ou de Pierre le Grand (oui, le tsar de Russie a tenté de piller La Palma en 1697). Si vous avez la chance de tomber sur une peña (une jam session improvisée), ne vous privez pas : les Palmeros jouent de la timple (un petit instrument à cordes) et chantent des isas, des chansons traditionnelles qui parlent d’amour, de vin et de la mer. L’alcool aidant, vous finirez peut-être par danser une folía, une danse où les hommes frappent le sol avec des bâtons en rythme. Attention aux orteils.
Le Roque de los Muchachos : une randonnée sunset (accès gratuit) entre ciel et enfer
À 2 426 mètres d’altitude, le Roque de los Muchachos est le point culminant de La Palma et l’un des meilleurs spots d’Europe pour observer les étoiles. Mais avant que la nuit ne tombe, il faut mériter cette vue. La randonnée sunset (difficulté modérée, 3h aller-retour) commence au Refugio del Pilar, une ancienne auberge en pierre où les bergers abritaient autrefois leurs troupeaux. Le sentier, balisé par des montones (petits tas de pierres), serpente à travers une forêt de pinos canarienses (pins des Canaries), des arbres résistants au feu qui sentent la résine et le soleil.
Au bout d’une heure, le paysage change brutalement : la végétation disparaît, remplacée par des étendues de lapilli (fragments de lave) et des roches aux formes tourmentées, sculptées par les vents alizés. C’est ici que les guanches enterraient leurs morts dans des tumbas de piedra, des tombes collectives creusées dans la roche. Les archéologues y ont trouvé des offrandes en céramique et des ossements datés du Ve siècle. Aujourd’hui, les seuls « fantômes » que vous croiserez sont les télescopes géants de l’Observatoire du Roque, leurs dômes blancs luisant comme des yeux cyclopéens. L’accès est gratuit en journée, mais la vraie magie opère au crépuscule, quand le ciel passe du bleu cobalt à un dégradé de pourpre et d’or.
« Ici, on se sent à la fois au sommet du monde et au bord du néant. Les anciens disaient que le Roque était la porte entre la terre et le ciel. Aujourd’hui, les scientifiques y cherchent des exoplanètes. Poétique, non ? »
Observation des étoiles à l’Observatoire du Roque : quand la science rencontre le sacré (20€)
La nuit tombée, l’Observatoire du Roque de los Muchachos devient un temple laïc dédié à l’astronomie. Pour 20€, les visites nocturnes vous permettent d’accéder au Télescope Isaac Newton (un monstre de 2,5 mètres de diamètre) ou au Gran Telescopio Canarias, le plus grand télescope optique du monde. Les guides, souvent des astrophysiciens en herbe, vous expliqueront comment La Palma, grâce à sa Ley del Cielo (une loi protégeant la qualité du ciel nocturne), est devenue une réserve Starlight—un sanctuaire où la Voie lactée se dévoile avec une clarté à couper le souffle.
Mais l’expérience la plus marquante reste peut-être de s’allonger sur les plates-formes d’observation, une couverture sur les épaules, à écouter les légendes guanches racontées par les anciens. Ils parlaient de Chaxiraxi (la déesse mère, associée à la Voie lactée) et de Magec (le dieu du soleil), qui chaque soir plongeait dans la mer pour renaître à l’aube. Quand vous verrez Jupiter et ses lunes danser autour du Roque, ou la nébuleuse d’Orion étinceler comme une épée céleste, vous comprendrez pourquoi les Palmeros mélangent encore science et spiritualité. Et si vous avez froid, consolez-vous avec un barraquito (un café local à base de lait condensé, cannelle et Licor 43) vendu au petit kiosque près du parking. La vie est dure.
L’art de ne rien faire : massage en plein air pour couple dans un spa volcanique (90€/duo)
Après des jours à arpenter les sentiers volcaniques ou à engloutir des papas con mojo, votre corps mérite une pause. Et quoi de mieux qu’un massage en plein air pour couple dans un spa volcanique ? À Hotel Hacienda de Abajo, près de Tazacorte, les thérapeutes utilisent des pierres de lave chauffées et de l’huile infusée à la aloe vera locale pour dénouer vos muscles. Pour 90€ le duo, vous aurez droit à une heure de pur bonheur, bercé par le bruit des vagues (la plage de sable noir de Playa de Tazacorte est à 500 mètres) et le parfum des flores de cardón, ces cactus endémiques qui fleurissent en étoiles jaunes.
L’expérience ne serait pas complète sans un plongeon dans les pozas naturales (bassins naturels) de Charco Azul, près de San Andrés y Sauces. Ces piscines d’eau de mer, creusées dans la roche volcanique, sont alimentées par les vagues et chauffées par le soleil. Les locaux y viennent depuis des générations, surtout les femmes, qui utilisaient autrefois ces bassins pour laver leur linge en chantant des copla. Aujourd’hui, on s’y baigne pour se régénérer, ou simplement pour regarder les cangrejos (crabes) jouer entre les rochers. Si vous osez, essayez le baño de lodo : endisez-vous de boue volcanique, laissez sécher au soleil, puis rincez-vous à l’eau de mer. Votre peau vous remerciera (et votre partenaire aussi, probablement).
L’artisanat local : quand la lave devient or
Avant de quitter La Palma, faites un détour par El Paso, le cœur artisanal de l’île. Ici, les alfareros (poteries) façonnent des jarres en barro negro (argile noire) selon des techniques préhispaniques, tandis que les calados (broderies traditionnelles) racontent des histoires de sirènes et de volcans. À ne pas manquer : l’atelier Cerámica El Molino, où Don José crée des répliques de pitos herreños (sifflets en terre cuite utilisés autrefois pour communiquer entre vallées). Pour 20-30€, vous repartirez avec un souvenir qui a une âme—et qui ne dit pas « I ♥ La Palma ».
Et si vous tombez sur une feria de artesanía (foire artisanale), goûtez aux rosquetes, ces beignets en forme d’anneau parfumés à l’anis, ou achetez un sombrero de paja (chapeau de paille) tressé par les dernières sombrereras de l’île. Ces femmes, souvent octogénaires, perpétuent un savoir-faire transmise depuis l’époque où La Palma exportait ses chapeaux jusqu’à Cuba. Aujourd’hui, leurs créations coûtent une vingtaine d’euros—le prix de la patience et de la mémoire.
La Palma après le coucher de soleil : une île qui résiste
La Palma n’est pas une destination pour ceux qui cherchent le frisson des resorts tout compris ou les foules des spring breakers. C’est une île pour les amoureux des marges, des endroits où la terre gronde encore sous les pieds et où les traditions résistent à l’assaut du tourisme de masse. En 2021, l’éruption du Volcán de Cumbre Vieja a rappelé au monde que cette île était vivante—parfois douloureusement. Pourtant, les Palmeros ont reconstruit, comme ils l’ont toujours fait, avec cette résilience tranquille qui caractérise les peuples volcaniques.
Alors, quand vous repartirez, emportez plus que des photos. Emportez le goût du vino de tea (un vin vieilli dans des tonneaux de pin), le souvenir d’une randonnée au Roque de los Muchachos où le vent vous a presque soufflé, ou l’écho d’une isa chantée dans un bar enfumé. Et surtout, retenez cette leçon : à La Palma, le luxe n’est pas dans ce que vous possédez, mais dans ce que vous ressentez. Même une nuit en villa privée ne vaut pas le frisson d’un ciel étoilé ou le réconfort d’un massage en plein air alors que l’océan murmure à vos pieds.
La Palma, l’île où le ciel embrasse la mer et où le temps s’étire comme une sieste après un repas de papas arrugadas
Si vous pensiez que les Canaries se résumaient à des plages bondées et des resorts tout inclus, La Palma va vous donner une claque aussi rafraîchissante qu’un plongeon dans les eaux cristallines de Los Cancajos. Ici, pas de froufrous touristiques, juste une île qui s’élève comme un défi vertical vers les nuages, où les sentiers de randonnée serpentent à travers des forêts de lauriers préhistoriques et des caldeiras qui semblent sorties d’un roman de Jules Verne. Les Palmiers (les habitants, pas les arbres) vous diront avec fierté que leur île est un « continente en miniatura » — et ils n’ont pas tort. En une journée, vous pouvez passer des plages de sable noir de Puerto Naos aux sommets enneigés du Roque de los Muchachos, où l’observatoire astronomique joue les voyeurs avec les étoiles. Un conseil : prévoyez des chaussures de marche et un estomac vide. Parce qu’ici, on grimpe autant qu’on mange.
La culture palmière, c’est un mélange de traditions guanches (les premiers habitants), d’influences espagnoles et d’un zeste de piraterie — oui, Francis Drake a tenté de piller Santa Cruz de La Palma en 1585, et les locaux en parlent encore comme d’un mauvais coup d’un ex. Aujourd’hui, cette histoire se savoure dans les bodegas où l’on sert du vino malvasía, un vin doux et capiteux produit depuis le XVIᵉ siècle, ou dans les fiestas comme la Bajada de la Virgen de las Nieves, où la statue de la patronne de l’île descend de la montagne tous les cinq ans dans une procession qui mêle ferveur religieuse et beuveries joyeuses. Les artisans locaux, eux, perpétuent des savoir-faire comme la calado palmero (une broderie délicate) ou la poterie noire de El Paso, où les motifs géométriques racontent des histoires oubliées. Et si vous croisez un vieux avec un bâton et un chapeau, demandez-lui de vous montrer comment on taille la caña de azúcar — mais attention, il vous répondra peut-être en silbo gomero, ce langage sifflé venu de l’île voisine de La Gomera.
Parlons peu, parlons bien : la gastronomie. Ici, on ne fait pas dans la dentelle. Les plats sont roboratifs, comme les paysans qui les ont inventés. Commencez par des papas arrugadas (pommes de terre ridées bouillies dans l’eau de mer, servies avec du mojo picón, une sauce qui vous fera pleurer de bonheur ou de douleur, selon votre tolérance au piment), puis enchaînez avec un gofio escaldado, une soupe épaisse à base de farine de maïs grillé qui sent bon le réconfort après une rando. Les plus aventureux tenteront le conejo en salmorejo (lapin mariné dans une sauce à l’ail et au vin), spécialité des hauteurs de Garafía. Et pour finir, un bienmesabe, un dessert à base d’amandes, de miel et de citron qui porte bien son nom (« bon au goût »). Les restaurants ? Évitez les pièges à touristes de Los Llanos de Aridane et filez vers des adresses comme El Molino à Barlovento, où la vue sur l’océan est aussi envoûtante que le queso asado (fromage grillé) qu’on y sert.
Dormir à La Palma, c’est un peu comme choisir entre un baiser au clair de lune ou une étreinte au bord d’un volcan. Les options ne manquent pas, mais certaines valent leur pesant de barraquito (le café local, une couche de lait condensé, d’espresso, de lait moussé et de cannelle). Pour une nuit face à l’océan, Puerto de la Cruz (oui, c’est à Tenerife, mais bon, on fait une exception) offre des hébergements avec des vues à couper le souffle, mais sur place, privilégiez les casas rurales comme La Casa del Volcán à Fuencaliente, où vous vous endormirez au son des vagues et vous réveillerez avec l’odeur du soufre des sources chaudes voisines. Pour les astronomes en herbe, le Parador de La Palma, près de l’observatoire, propose des nuits sous les étoiles avec des télescopes à disposition — et oui, c’est aussi romantique que ça en a l’air. Enfin, si vous voulez vivre comme un local, louez une maison à Tazacorte, le village de pêcheurs où le temps s’écoule au rythme des filets que l’on répare.
Avant de boucler vos valises (ou de prolonger votre séjour, ce qui serait plus malin), voici quelques pépites à ne surtout pas manquer — parce que quitter La Palma sans les avoir vues, ce serait comme partir de Séville sans avoir dansé un sevillanas, ou de Paris sans avoir râlé contre un serveur :
- La Ruta de los Volcanes : Une randonnée de 25 km à travers le Parque Nacional de la Caldera de Taburiente, où vous marcherez littéralement sur des coulées de lave encore fumantes. Prévoir de l’eau, un chapeau, et une âme de baroudeur.
- Le Mercado Municipal de Los Llanos : Pour goûter aux fromages de chèvre ahumados (fumés), aux bananes de Plátano de Canarias (les meilleures du monde, ne cherchez pas), et aux empanadas fourrées à la thon. Ouvert tôt, fermé quand le poisson est vendu.
- La Playa de Nogales : Une plage sauvage accessible après une descente vertigineuse (ou une rando de 2h pour les masochistes). L’eau y est froide, les vagues puissantes, et la récompense ? Une solitude presque mystique.
- Le Musée Insular de La Palma à Santa Cruz : Pour comprendre pourquoi les Guanches momifiaient leurs morts et comment les Espagnols ont tout changé. Spoiler : ça finit mal pour les Guanches.
- Un coucher de soleil à Faro de Fuencaliente : Avec une bouteille de malvasía achetée chez Bodegas Teneguía, en regardant les phares clignoter comme des lucioles ivres. Apportez une veste, le vent y est traître.
