Il y a des îles qui se visitent, et puis il y a Salina, cette pépite des Îles Éoliennes qui se déguste. Ici, entre les pentes escarpées du Monte Fossa delle Felci (962 m, le point culminant de l’archipel) et les criques turquoise de Pollara, chaque virage de route sent le thym sauvage, le citron et cette pointe de soufre qui rappelle que la terre, sous vos pieds, respire encore. Découvrir Salina, l’île gourmande des Îles Éoliennes, c’est comprendre que la gastronomie n’est pas un à-côté du voyage, mais son fil conducteur : des capres de Lingua, séchés au soleil et croquants comme des perles, aux cannoli fourrés à la ricotta encore tiède, achetés dans une boulangerie de Santa Marina où la file d’attente est une institution.
Pourtant, Salina n’est pas qu’une table mise en plein air. C’est une île où le temps s’étire entre les muretti (ces murs de pierre sèche qui quadrillent les vignobles) et les dammusi, ces maisons basses aux toits blancs conçues pour résister aux vents. Les anciens disent que son nom vient des saline (marais salants) qui bordaient ses côtes, mais aujourd’hui, c’est surtout le vin de Malvasia – ce nectar doré et miellé, servi bien frais – qui fait sa réputation. À Malfà, les vignobles de Hauner (un nom à retenir) grimpent jusqu’à 500 mètres d’altitude, là où les nuits fraîches donnent aux raisins une acidité qui équilibre leur douceur. Et puis il y a les fêtes : la Sagra del Cappero en juin, où l’on célèbre le bourgeon de câpre comme ailleurs on vénérerait une relique, ou la Festa di San Lorenzo en août, quand les feux d’artifice explosent au-dessus de la mer comme des pétales enflammés.
Entre vignobles en terrasses et granita artisanale : les incontournables
Commencez votre exploration par Leni, le cœur battant de l’île, où les ruelles pavées mènent à des caveaux (comme celui de Caravaglio) où l’on goûte le Malvasia delle Lipari directement du fût. Le secret ? Une macération prolongée qui lui donne des notes de miel d’eucalyptus et d’abricot confit. À quelques kilomètres, le village de Valdichiesa abrite une distillerie d’huiles essentielles (la Fattoria Didattica) où l’on extrait, entre autres, l’essence de ginestra, cette fleur jaune qui parfume les desserts locaux. Et n’oubliez pas de vous arrêter chez Da Alfredo, à Lingua, pour une granita au café ou à l’amande – la vraie, granulaire et sans colorants, servie avec une brioche maison encore chaude. Les puristes la mangent au petit-déjeuner, face à la mer.
Pour les amateurs de randonnée, le sentier qui relie Santa Marina à Pollara (environ 2h30) est un must. Vous traverserez des bosquets de figuiers de Barbarie, ces cactus dont les fruits, les fichi d’India, sont transformés en confiture ou en liqueur, et arriverez à une crique de sable noir où Massimo D’Amico (un pêcheur devenu légende) sert des spaghetti alle alici (anchois marinés) sur sa terrasse en bois. Le soir, si vous avez de la chance, vous tomberez sur une veglia – ces soirées improvisées où les anciens chantent des stornelli (poèmes populaires) en s’accompagnant d’un sciabaca, un instrument à cordes typique. À Salina, même la culture se savoure.
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Pollara, où les paysages de films se noient dans une mer émeraude (et où les enfants oublient leurs tablettes)
Sur la côte ouest de Salina, l’île la plus verte des Éoliennes, la plage de Pollara est un coup de poing esthétique. Imaginez une caldeira effondrée, un ancien cratère volcanique envahi par la mer, où les falaises de tuf blond plongent dans une eau si transparente qu’on dirait du verre pilé. C’est ici que Massimo Troisi a tourné Il Postino, et que les touristes, aujourd’hui, posent leurs serviettes sur des galets lissés par les vagues, entre deux rochers sculptés comme des œuvres de Giacometti. Les enfants, eux, courent vers l’eau en hurlant, tandis que les parents, résignés, traînent les glacières et les parasols comme des mules siciliennes.
La baignade à Pollara est une expérience presque religieuse. L’eau, froide même en août (merci les courants profonds), vous serre la poitrine avant de vous envelopper comme une étreinte de nonna. Les locaux arrivent tôt, vers 8h, pour éviter la foule et pique-niquer avec des panelle (beignets de farine de pois chiche) et des arancini encore tièdes, achetés au bar-tabac de Santa Marina. Les plus malins louent un petit bateau à moteur (comptez 50-80€/h) pour explorer les grottes marines, comme la Grotta del Corallo, où les plongeurs en apnée remontent parfois avec des oursins violets, qu’ils ouvrent sur place avec des ciseaux rouillés. Attenzione : les méduses, ici, sont aussi discrètes que les pickpockets napolitains. Prévoyez du vinaigre.
Mais Pollara, c’est bien plus qu’une carte postale. C’est un lieu où la géologie raconte une histoire violente : l’effondrement du volcan il y a 13 000 ans a laissé une cicatrice en forme de croissant, aujourd’hui colonisée par des figuiers de Barbarie et des capperi sauvages (les câpres locales, cueillies à la main en juin, se vendent 20€/kg au marché de Leni). Les anciens du village racontent que, pendant la guerre, les pêcheurs cachaient leurs bateaux dans les criques pour échapper aux raids aériens. Aujourd’hui, leurs petits-enfants y cachent plutôt leurs bouteilles de Malvasia fraîche, volées dans les caves familiales.
Le Monte Fossa delle Felci : une randonnée qui vous fera maudire (et aimer) les Éoliennes
Si vous pensez que les îles, c’est synonyme de farniente, la randonnée au Monte Fossa delle Felci (962 m) va vous recadrer. Ce volcan éteint, couvert d’une forêt dense de hêtres et de fougères (d’où son nom, « la fosse aux fougères »), est le point culminant de Salina. Le sentier, classé niveau confirmé, serpente sur 6 à 8h aller-retour, avec des dénivelés qui font pleurer les mollets des citadins. Mais chaque goutte de sueur est récompensée : au sommet, par temps clair, on voit jusqu’à la Sicile et Stromboli, ce dernier crachant ses fumées comme un fumeur de cigares en colère.
Le départ se fait depuis Valdichiesa, un hameau perdu où les chiens errants vous escortent comme des guides improvisés. Le sentier, marqué par des cairns (empilements de pierres), traverse des zones où la végétation change radicalement : des champs de lentisco (pistachier lentisque) aux odeurs résineuses, puis des forêts de chênes lièges où les sangliers fouillent le sol comme des archéologues pressés. En juin, les ginestre (genêts) en fleur embaument l’air d’un parfum de miel sauvage. Les locaux, eux, grimpent ici pour cueillir les funghi di Salina (champignons porcini), qu’ils font revenir dans l’huile d’olive avec de l’ail et du peperoncino.
Attention, cette randonnée n’est pas un long fleuve tranquille. Les passages rocheux près du sommet sont glissants, et les vents peuvent être traître (un randonneur français s’est fracturé la cheville ici en 2022, sauvé in extremis par un hélicoptère de la Guardia Costiera). Emportez au moins 2L d’eau (il n’y a pas de source potable), un chapeau, et des bâtons de marche. Les puristes bifurquent vers le Monte dei Porri (860 m), moins fréquenté mais tout aussi spectaculaire, où poussent des porri (poireaux sauvages) que les grands-mères font cuire en omelette. À l’arrivée, récompensez-vous avec un verre de Malvasia passito au Bar Tramontana à Malfese – vous l’aurez mérité.
Rosario, guide local et ancien berger, 72 ans.
À vélo électrique entre Lingua et Pollara : quand la technologie rencontre la dolce vita
Pour ceux qui préfèrent les mollets intacts, une excursion en vélo électrique entre les villages de Salina est la solution idéale. Louez un VAE chez Eolie Bike à Santa Marina (35-50€/jour) et partez explorer l’île à votre rythme. L’itinéraire star ? Lingua → Pollara, avec un détour par Capo Faro pour voir le phare solitaire qui clignote depuis 1886. Le trajet, d’environ 20 km, alterne routes goudronnées et chemins de terre, bordés de murets en pierre sèche (muretti a secco) construits par les paysans au XIXe siècle.
À mi-parcours, arrêtez-vous à Lingua, un village de pêcheurs où les maisons sont peintes en bleu pastel, comme un clin d’œil à la Grèce. Goûtez les granite al limone chez Da Alfredo, un glacier artisanal qui utilise des citrons de Salina, plus acides et parfumés que ceux du continent. Puis reprenez la route vers Pollara, en vous arrêtant aux dammusi (maisons en pierre volcanique) abandonnés, où les anciens pressaient les olives. Aujourd’hui, certains sont rénovés en agriturismi – comme Casale del Barone, où l’on déguste des pasta ‘ncaciata (pâtes au fromage et à la saucisse) sous une treille de vigne.
Déguster la Malvasia à Malfa : quand le vin devient une affaire de famille (et de portefeuille)
À Malfa, le vin n’est pas une boisson, c’est une obsession. Cette petite bourgade en pente douce, où les ruelles sentent le moût et le thym, est le cœur battant de la Malvasia delle Lipari, un vin doux et puissant, cultivé depuis l’époque grecque. Une dégustation dans les vignobles (30-80€/pers) est une plongée dans l’histoire de l’île : les ceps, certains âgés de 150 ans, sont plantés en terrasses (vigneti a terrazze) et protégés des vents par des murets de pierre volcanique. Les familles comme les Hauner (propriétaires du célèbre Capofaro Malvasia & Resort) ou les Caravaglio (domaine Tenuta di Castellaro) ouvrent leurs caves comme on invite à la maison.
Ne vous attendez pas à une dégustation guindée. Ici, on vous sert le Malvasia passito (vin liquoreux vieilli au soleil) avec des mustazzoli (biscuits aux amandes et vin cuit), en racontant comment les pirates barbaresques exigeaient ce vin en rançon. Les prix varient : une dégustation basique chez Cantina Barone coûte 30€ (3 vins + antipasti), tandis qu’une expérience VIP chez Hauner (avec visite des vieilles caves et accord mets-vins) peut monter à 80€. Le conseil des locaux ? Goûtez le Malvasia secco, moins connu mais parfait avec les alici marinate (anchois marinés au citron et à l’origan). Et si on vous propose de « fare un giro » (faire un tour) dans les vignes au coucher du soleil, dites oui : vous finirez probablement autour d’une table, à manger des sarde a beccafico (sardines farcies) arrosées de vin rouge.
Où dormir à Santa Marina Salina : quand le luxe se marie à l’authenticité (et que votre compte en banque pleure)
Si votre idée des vacances inclut des draps en coton égyptien et un spa avec vue sur la mer, Santa Marina Salina a de quoi combler vos fantasmes (et vider votre portefeuille). Les hôtels de luxe ici ne sont pas des usines à touristes, mais des havres discrets, souvent tenus par des familles éoliennes depuis des générations. Le Hotel Ravesi (à partir de 300€/nuit), une villa Art Nouveau avec piscine à débordement, était autrefois la résidence d’été d’un armateur génois. Aujourd’hui, on y sert des petits-déjeuners avec des confitures de fichi d’India (figues de Barbarie) et du ricotta salata frais.
Pour une expérience plus intimiste, le Capofaro Malvasia & Resort (400-600€/nuit) est un bijou : 27 chambres disséminées dans un domaine viticole, avec accès privé à une crique. Leur spa utilise des produits à base de sale nero (sel volcanique) et d’huile d’olive locale. Les clients réguliers, souvent des Milanais ou des Allemands, reviennent pour la cucina di mare du restaurant : des spaghetti ai ricci (oursins) ou des totani ripieni (calamars farcis). Le must ? Réserver la Suite del Capitano, avec sa terrasse suspendue au-dessus des vagues. Un conseil : évitez juillet-août, où les prix grimpent de 30% et où la piscine ressemble à une soupe humaine. Préférez mai ou septembre, quand l’île respire encore.
Les fêtes de Salina : quand les saints, le vin et les feux d’artifice s’en mêlent
À Salina, le calendrier est rythmé par les feste patronali, ces fêtes de saints où religion et pagaille se mélangent joyeusement. La plus spectaculaire est la Festa di San Lorenzo (10 août à Santa Marina), où une procession en mer voit la statue du saint portée sur un bateau décoré de lumières, suivie par une flotte de barques remplies de fidèles (et de bouteilles de Malvasia). La nuit se termine par des feux d’artifice tirés depuis le port, tandis que les jeunes dansent la tarantella sur la place, accompagnés par des accordéons et des tamburelli (tambourins).
Moins touristique mais tout aussi enivrante, la Sagra del Cappero (mi-juin à Rinella) célèbre la récolte des câpres avec des dégustations de caponata di capperi (ragoût de câpres, aubergines et olives) et des concours de cuisine improvisée. Les artisans locaux y vendent des ceste (paniers en osier) et des pupi (marionnettes siciliennes en bois), tandis que les vieux joueurs de zampogna (cornemuse sicilienne) rivalisent avec les haut-parleurs crachant de la pop italienne. Si vous voulez vivre Salina comme un local, offrez-vous un gelato al pistacchio di Bronte chez Gelateria da Giorgio, puis allez vous asseoir sur les gradins de l’église pour regarder le spectacle. Personne ne vous demandera un ticket.
Salina, l’île où le temps s’étire entre vignes en terrasse et villages suspendus
Salina, cette perle des Îles Éoliennes que les Siciliens appellent encore « l’île verte », n’a rien de la carte postale lissée par le tourisme de masse. Ici, les pentes abruptes sont sculptées par des siècles de labeur humain, transformées en terrasses de vignes et de câpriers qui s’accrochent à la roche volcanique comme une seconde peau. Le Malvasia delle Lipari, ce vin doux et capiteux, y est produit depuis l’Antiquité, et les vieillards du village de Lingua vous raconteront, entre deux gorgées, comment les Grecs l’exportaient déjà vers Athènes. Mais Salina, c’est aussi l’île où l’on monte plutôt que l’on descend : ses trois sommets – Monte Fossa delle Felci (962 m) et Monte dei Porri (860 m) – en font le point culminant de l’archipel, un paradis pour randonneurs où l’on croise plus de faucons pèlerins que de touristes pressés. Les sentiers, balisés par des cairns de pierre sèche, serpentent entre des figuiers de Barbarie et des oliviers noueux, tandis qu’au loin, Stromboli gronde comme un voisin grognon.
À Santa Marina Salina, le port principal, l’odeur de la pasta alla norma (avec ses aubergines frites et sa ricotta salée) se mêle à celle du sel et des algues séchées. Les pêcheurs rentrent à l’aube avec des pesce spada (espadons) encore frétillants, tandis que les femmes du village vendent des capperi sotto sale (câpres conservées dans le sel marin) et des melanzane a funghetto (aubergines en lamelles séchées au soleil) sur des étals en bois brut. Le marché du samedi matin est un théâtre social : on y discute politique entre deux achats de provola affumicata (fromage fumé local), et les prix se négocient encore en dialecte éolien, un mélange de sicilien, d’arabe et de napolitain que même les linguistes peinent à démêler. Ici, le tourisme se vit à l’heure des habitants – c’est-à-dire lentement. Prenez un café au Bar da Alfredo, où le patron, un ancien marin, sert des granite al pistacchio (glaces pilées) avec des anecdotes sur les éruptions de 1930, quand les cendres de Stromboli recouvraient les toits comme de la neige noire.
Salina est aussi une île de fêtes païennes et de processions baroques. En août, le village de Malfà s’embrase pour la Festa di San Lorenzo, où les fidèles portent une statue du saint en procession jusqu’à l’église, suivie d’un feu d’artifice tiré depuis les falaises – un spectacle aussi dangereux que magnifique, où les fusées frôlent parfois les toits de tuiles. Plus intimiste, la Sagra del Cappero à Pollara (un hameaux accroché à une caldeira effondrée) célèbre en juin la récolte des câpres avec des dégustations de insalata eoliana (salade de tomates, câpres, olives et origan) et des concerts de tarantella joués par des musiciens locaux. Pour les amateurs d’artisanat, les ateliers de Valdia (un autre village en hauteur) proposent des panari (paniers en osier) et des pupi siciliani (marionnettes traditionnelles en bois), fabriqués selon des techniques transmises depuis le XIXe siècle. Et si l’envie d’aventure vous prend, un détour par Vulcano (à 20 minutes en hydroptère) ou Stromboli s’impose – mais attention, une fois le rythme de Salina dans le sang, le retour à la civilisation risque d’être brutal.
Pourtant, Salina n’est pas une île-musée. Elle vit, résiste, et parfois râle. Les jeunes partent étudier à Messine ou Milan, et les vieux grognent contre les estivants qui font flamber les prix de l’immobilier. Pourtant, chaque été, des « néoruraux » – artistes, vignerons bio, ou simples rêveurs – s’y installent, rachetant des maisons en pierre pour y monter des agriturismi ou des caves coopératives. Résultat : une tension créative entre tradition et modernité, visible dans des lieux comme La Casa del Nespolo, une guesthouse tenue par une ancienne prof de philosophie qui organise des ateliers de cuisine avec des grands-mères du village, ou Haunold, un domaine viticole où l’on expérimente des cépages oubliés. Même les gelaterie innovent : essayez la granita al carciofo (à l’artichaut) chez Baraona à Leni – un régal surprenant, comme beaucoup de choses ici.
Alors, prêt à plonger ? Voici ce qui vous attend concrètement, entre incontournables et pépites secrètes :
- Randonner jusqu’au lac de Lingua (un ancien cratère rempli d’eau douce) et déguster un arancino al pistacchio au retour.
- Assister à un spectacle de marionnettes (Opera dei Pupi) à Valdia, où les histoires de Chevaliers et de Sarrazins se jouent depuis 1800.
- Goûter le pane cunzato (pain garni de tomates, anchois, fromage et origan) chez Da Pina à Santa Marina, avec vue sur le port.
- Louer un bateau pour explorer la grotte de Pollara, où des scènes de Il Postino (avec Massimo Troisi) ont été tournées.
- Participer à une vendange nocturne en septembre, où l’on cueille le Malvasia à la lueur des lampes à pétrole, comme au XIXe siècle.
