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Iles Odyssee
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Plongée avec des raies manta à Crystal Bay, Nusa Penida, eaux turquoise et récifs coralliens intacts

Plongée sous-marine à Nusa Penida : 3 spots pour voir les raies manta (niveau débutant à confirmé)

Posted on 5 octobre 2025

Il est 6h du matin sur le port de Toyapakeh, et l’air sent déjà le sel, le copra grillé et cette douceur sucrée des kue lapis – ces gâteaux balinais à couches colorées – que les pêcheurs avalent avec leur café noir épais. Derrière les pirogues à balancier, l’océan s’étire comme une promesse : aujourd’hui, ce sera plongée sous-marine à Nusa Penida, avec ces géants ailés qui hanteraient les rêves des plongeurs, les raies manta. Ici, entre les courants puissants du Selat Lombok et les récifs coralliens intacts, la rencontre est presque garantie… à condition de savoir où regarder.

Nusa Penida n’est pas qu’une carte postale indonésienne parmi d’autres. Cette île aride, sculptée par les dieux hindous (et les séismes), est un paradoxe : ses falaises calcaires plongent dans des eaux parmi les plus riches en biodiversité de l’archipel, tandis que ses villages, comme Ped ou Sutan, résistent encore à l’assaut des resorts avec leurs temples en pierre noire et leurs ateliers de tissage songket. Plonger ici, c’est accepter de se laisser bousculer – par les courants, par la beauté brutale des paysages, et par cette question : comment un lieu aussi sauvage peut-il être à la fois si fragile et si généreux ?

Manta Point, Crystal Bay et Malibu : où plonger selon son niveau ?

Commençons par l’incontournable : Manta Point, un site de plongée sous-marine à Nusa Penida aussi célèbre que le babi guling (cochon de lait rôti) l’est à Ubud. Situé au sud-ouest de l’île, ce spot est une station de nettoyage naturelle où les raies manta – parfois jusqu’à 5 mètres d’envergure – viennent se faire débarrassar de leurs parasites par des poissons-labres. Accessible aux débutants (avec un guide expérimenté), la plongée se fait en dérive le long d’un récif peu profond (12-18m), où les courants peuvent être capricieux. Les locaux appellent ce lieu „Karang Manta“, et les pêcheurs de Jungutbatu racontent que les mantas y dansent depuis des générations, bien avant que les clubs de plongée n’y plantent leurs drapeaux.

Pour les plongeurs plus aguerris, Crystal Bay (au nord-ouest) offre une alternative tout aussi envoûtante, mais avec un décor digne d’un aquarium géant. Ses eaux turquoise abritent non seulement des mantas, mais aussi des molas-molas (poissons-lunes), des murènes ruban et des coraux en forme de choux-fleurs géants. Le site, protégé par une baie en croissant, est moins soumis aux courants que Manta Point – idéal pour perfectionner sa flottabilité tout en observant les penjor (décorations bambou balinaises) qui flottent parfois à la surface, vestiges des cérémonies Melasti (purification sacrée). À noter : les villages alentour, comme Batununggul, organisent des fêtes nocturnes où l’on sert du arak (alcool de riz) et du sate lilit (brochette de poisson épicée) – une récompense bien méritée après l’effort !

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Nager avec les géantes des mers : la meilleure période pour plonger avec les raies manta à Bali (et pourquoi juin à octobre est magique)

Imaginez un matin où l’océan Indien, encore tiède des nuits tropicales, s’étire comme un chat paresseux sous les premiers rayons du soleil. Entre juin et octobre, les courants marins autour de Nusa Penida et Nusa Lembongan se transforment en autoroute à plancton, attirant les raies manta (ou Manta birostris, pour les intimes) comme un buffet à volonté. Ces mois correspondent à la saison sèche à Bali, quand les alizés soufflent avec une régularité de métronome, clarifiant les eaux jusqu’à 30 mètres de visibilité. Les locaux appellent cette période „musim kemarau“, littéralement „la saison où la terre a soif“, mais pour les plongeurs, c’est l’époque où l’océan offre ses plus beaux spectacles.

Les sites de Manta Point (au sud de Nusa Penida) et Manta Bay (près de Nusa Lembongan) deviennent alors des arènes où ces géantes ailées, larges de 5 mètres en moyenne, exécutent des loopings gracieux pour filtrer le krill. Les Balinais, qui vénèrent la mer comme une déesse (Dewi Danu), voient dans ces danses aquatiques un signe de bénédiction. „Quand les parahyangan [esprits gardiens] sont contents, les manta viennent“, m’a confié Wayang Suardana, un pêcheur reconverti en guide de snorkeling, tout en roulant une kretek (cigarette au clou de girofle) entre ses doigts noueux. Son grand-père, lui, racontait que ces raies étaient les âmes des ancêtres mariniers—une croyance qui explique pourquoi certains villages côtiers, comme Toyapakeh, organisent encore des offrandes (canang sari) avant chaque sortie en mer.

Pour les non-plongeurs, le snorkeling avec les raies manta (environ 60€ pour une excursion demi-journée) est une révélation. Les opérateurs comme Scoot Cruise ou GetYourGuide proposent des tours depuis Sanur ou Padang Bai, avec des bateaux traditionnels en bois de jukung—même si certains puristes râlent contre leurs moteurs hors-bord qui „font fuir les mantas“. Le secret ? Choisir une sortie tôt le matin (départ à 6h30), quand les eaux sont calmes et que les raies, affamées après la nuit, remontent près de la surface. Un masque, un tuba, et vous voilà suspendu au-dessus d’un ballet sous-marin où chaque mouvement semble au ralenti. Pro tip : emportez des kue panggang (gâteaux de riz grillés) achetés au marché de Klungkung—les guides adorent ça, et ça évite les pauses sandwichs industriels.

Centres de plongée PADI 5* à Nusa Penida en 2024 : où payer (beaucoup) pour plonger comme un pro

Nusa Penida, cette île escarpée où les falaises de calcaire plongent dans des eaux turquoise, est devenue la Mecque des centres de plongée haut de gamme. En 2024, trois noms dominent le game : Crystal Divers (le plus ancien, fondé en 1996), Ocean Sun Dive (réputé pour ses instructeurs francophones), et Manta Rhei Dive Center, dont le bateau privé, le Rhei Cat, est un catamaran digne d’un milliardaire russe. Les prix ? Comptez entre 120€ et 180€ pour deux plongées (équipement inclus), avec des forfaits „manta garantie“ à 250€—oui, ils vous remboursent si vous ne voyez pas de raies. Les avis sur TripAdvisor sont dithyrambiques pour Ocean Sun („Instructeur patient même avec ma femme qui paniquait à 5 mètres“), mais certains plongeurs expérimentés grognent contre le „tourist trap“ de Manta Point, où jusqu’à 20 bateaux peuvent s’agglutiner en haute saison.

Ce qui frappe à Nusa Penida, c’est l’hybridation entre le luxe occidental et le pragmatisme balinais. Prenez Crystal Divers : leur resort propose des villas avec piscine privée à 300€/nuit, mais leur cuisine sert un babi guling (cochon de lait rôti) si authentique que les habitants du village voisin, Ped, viennent y déjeuner. Leur „package 2 jours“ combinant plongée et visite de Nusa Lembongan (avec nuitée chez Lembongan Beach Club) est un best-seller à 450€. „Les touristes veulent tout : l’adrénaline du matin, le spa l’après-midi, et un coucher de soleil avec un Bintang [bière locale]“, explique Kadek Wirawan, manager chez Crystal Divers, en riant. Le package inclut une visite des alang-alang (marais salants) de Lembongan, où les femmes du village récoltent encore le sel à la main, comme au temps du royaume de Gelgel (XVIe siècle).

Plongeur observant une raie manta géante dans les eaux cristallines de Nusa Penida, Bali, avec un récif corallien en arrière-plan.
Rencontre silencieuse avec une manta à Manta Point, où l’océan devient une cathédrale bleue.

Mais attention aux arnaques : certains centres „PADI 5*“ (comme Blue Corner Dive, moins cher mais moins transparent) facturent des „frais de parc marin“ supplémentaires de 15€ par plongée—alors que ce tarif est censé être inclus. Toujours vérifier les avis récents sur Scubaboard ou DiveAdvisor, où les plongeurs postent des photos des équipements (des détendeurs rouillés = red flag). Autre piège : les „forfaits photo“. Un shoot sous-marin avec un GoPro Hero 12 loué sur place coûte 50€/jour, mais les pros locaux (comme Bali Underwater Photo) facturent 200€ pour une session avec éclairage et retouches. „Mieux vaut acheter un boîtier étanche SeaLife d’occasion à Denpasar“, conseille Marc, un plongeur belge croisé à Warung Made, un petit resto de Jungutbatu où l’on mange des sate lilit (brochettes de poisson épicées) pour 2€.

Équipement photo sous-marin : faut-il louer ou acheter à Bali ? (Spoiler : ça dépend de votre obsession)

Si vous rêvez de ramener des clichés dignes de National Geographic, Bali est un paradis… à condition de ne pas se faire plumer. À Kuta ou Seminyak, les boutiques comme Bali Dive Shop ou Underwater Tribe louent des caissons étanches pour 20-30€/jour, mais attention aux modèles „low-cost“ chinois qui inondent à 10 mètres. Pour du sérieux, direction Denpasar et Photo Me (Jl. Teuku Umar), où un boîtier Nauticam pour Sony A7 coûtera 80€/jour—avec une caution en cash de 500€. „Les touristes cassent tout“, soupire Nyoman, le gérant, en montrant un objectif rayé par un client qui l’a posé sur un rocher.

L’achat ? Seulement si vous plongez plus de 10 jours par an. Sinon, le marché de l’occasion à Bali est une mine d’or. Sur Facebook Marketplace ou au Bali Dive Expo (en novembre), on trouve des Sea & Sea YS-D2 (flashs strobe) à 200€ au lieu de 600€ neufs. Les Balinais, eux, bricolent : à Tulamben, j’ai vu un photographe local, Putu, utiliser une boîte en plexiglas maison pour son Canon 5D. Résultat ? Des photos publiées dans Indonesian Dive Magazine. „Le secret, c’est la patience et la connaissance des sites“, m’a-t-il dit en ajustant son équipement avec du ruban adhésif. Preuve que le matériel ne fait pas tout : ses meilleurs clichés ont été pris avec un vieux Nikon Coolpix dans un sac étanche à 15€.

„Une raie manta, c’est comme un dieu balinais : elle ne se presse jamais, mais quand elle apparaît, tout le monde se tait.“
— I Gusti Ngurah, ancien pêcheur de Nusa Lembongan, 78 ans

Combiner plongée et visite de Nusa Lembongan en 2 jours : l’art de faire trop en trop peu de temps

Si vous n’avez que 48 heures pour avaler Nusa Penida et Lembongan, voici le plan de bataille (testé et approuvé, avec une gueule de bois légère en bonus). Jour 1 : départ de Sanur à 7h avec Maruti Fast Boat (45 min de traversée, 30€ A/R). À l’arrivée à Toyapakeh, un ojek (taxi-moto) vous emmène à Manta Point pour une plongée matinale (réservez à l’avance avec Penida Dive Center). L’après-midi, explorez les kelingking cliffs (ces falaises en forme de „petit doigt“ qui font fureur sur Instagram), mais descendez à Kelingking Beach par l’escalier de 400 marches—le sable blanc et les vagues turquoise valent chaque goutte de sueur. Le soir, dîner chez Warung Babi Guling Pak Dobiel (leur babi guling est cuit dans des feuilles de bananier avec 27 épices).

Jour 2 : traversée en bateau vers Nusa Lembongan (20 min, 15€). Louez un scooter (5€/jour) pour atteindre Dream Beach (plage de sable doré encadrée de rochers) et Devil’s Tears, où les vagues s’écrasent contre les récifs comme des coups de canon. Ne manquez pas le seaweed farming (culture d’algues) près de Jungutbatu : les femmes locales, comme Ni Luh, vous montreront comment elles attachent les pousses d’algues aux bambous flottants, un savoir-faire transmis depuis des générations. „Avant, on vendait les algues aux Japonais pour les sushis. Maintenant, les touristes prennent des photos“, dit-elle en riant. Le soir, prenez le dernier bateau pour Bali, le cœur lourd mais la carte mémoire pleine.

Les pièges à éviter (ou comment ne pas finir comme un bule—touriste naïf—à Bali)

1. Les „forfaits tout compris“ : méfiez-vous des offres à 80€ pour „plongée + déjeuner + transport“. Souvent, le „déjeuner“ est un nasi campur réchauffé, et le „transport“ un minibus sans clim. 2. Les „guides locaux“ non certifiés : à Manta Point, certains „freelances“ proposent des plongées à 40€ sans assurance. Résultat : en 2023, deux touristes se sont retrouvés à l’hôpital de Klungkung pour décompression. 3. Le syndrome du „je veux tout voir“ : les raies manta ne sont pas des attractions de parc. Si vous les pourchassez comme des Pokémon, elles fuient. Wayang, mon guide, avait une règle : „On attend. Comme un pêcheur. Pas comme un bule [touriste] pressé.“

Ce que Bali vous volera (et ce qu’elle vous donnera)

Bali ne vous laissera pas indemne. Elle vous prendra : votre sens de l’orientation (les routes de Nusa Penida sont un labyrinthe de nids-de-poule), votre dignité (essayez de monter sur un scooter avec une combinaison de plongée mouillée), et une partie de votre portefeuille (les sarongs „artisanaux“ vendus 50€ à Ubud coûtent 5€ au marché de Gianyar). Mais elle vous offrira : l’odeur du kopi luwak torréfié au petit matin, le sourire d’un enfant vous tendant une offrande de fleurs d’hibiscus, et ce moment où, suspendu dans l’eau à 18 mètres de profondeur, une raie manta passe si près que vous pourriez toucher son aile—si vous osiez briser la magie.

Au-delà des raies : quand la plongée rencontre la culture balinaise

Les raies manta ne sont qu’un chapitre de l’histoire maritime de Bali. À Tulamben, le USAT Liberty, un cargo américain torpillé en 1942, gît à 30 mètres de fond, recouvert de coraux et de gorgones. Les pêcheurs locaux racontent que les esprits des soldats morts hantent encore l’épave—d’où les offrandes de canang sari déposées sur le pont avant chaque plongée. Plus au nord, à Amed, les plongeurs visitent les temples sous-marins de Jemeluk, où des statues de Ganesha et Shiva ont été immergées pour attirer les poissons… et les touristes.

Et puis, il y a les fêtes qui lient la mer et les dieux. Chaque année, lors du Melasti (cérémonie de purification avant Nyepi, le Nouvel An balinais), des milliers de fidèles en blanc descendent vers l’océan avec des effigies de démons (ogoh-ogoh). À Nusa Dua, les plongeurs sont parfois invités à participer—une expérience où le sacré et le profane se mélangent, comme le sel et l’eau. „La mer ici n’est pas juste de l’eau“, m’a dit I Made Suartaya, un prêtre (pedanda) de Pura Dalem. „C’est le sang de Bhatara Baruna [le dieu de la mer]. Plonger, c’est prier.“

Bali, bien plus qu’une carte postale : quand l’île des dieux vous murmure ses secrets

Si vous pensiez que Bali se résumait à des sunsets Instagramables et à des cocktails servis dans des noix de coco, attendez de voir ce qui se cache derrière les bemo (ces minibus locaux qui zigzaguent comme des lucioles ivres) et les sourires enjôleurs des vendeurs de banten (ces petits paniers d’offrandes omniprésents). Prenez Ubud, par exemple : oui, c’est le royaume des balades main dans la main à travers les rizières en terrasses de Tegalalang, mais c’est aussi l’endroit où, à 5h du matin, les femmes balinaises déposent des offrandes de canang sari (fleurs, riz, encens) sur le bitume encore humide de rosée, tandis que les coqs se répondent en écho comme une fanfare désaccordée. La magie opère quand vous réalisez que chaque sourire, chaque geste, chaque temple miniature en bord de route est une prière. Et que vous, touriste égaré, vous en faites partie malgré vous.

Parlons des volcans, ces géants capricieux qui sculptent l’île depuis des millénaires. Le Gunung Batur, avec son lac turquoise et ses singes chapardeurs, est un incontournable pour les lever de soleil, mais saviez-vous que les locaux y célèbrent encore Usaba Dalem, une cérémonie pour apaiser les esprits des ancêtres ? Les randonneurs qui s’y aventurent à l’aube (après une nuit blanche à cause des gong kebyar, ces orchestres métalliques qui jouent jusqu’à l’épuisement) sont souvent surpris par des processions de prêtres en blanc, portant des tirta (eaux sacrées) dans des récipients en feuille de bananier. Grimper le Batur ou l’Agung n’est pas qu’un défi physique, c’est une plongée dans un monde où la lave et la dévotion ne font qu’un. Et si vous croyez que les Balinais exagèrent avec leurs légendes, demandez-leur pourquoi ils laissent des offrandes… aux motos. Spoiler : même les deux-roues ont une âme, ici.

À l’ouest, Seminyak joue les divas avec ses villas design à 300€ la nuit et ses beach clubs où des influenceurs sirotent des jus de jamu (un mélange de curcuma et gingembre censé détoxifier, mais qui goûte surtout la terre mouillée) en regardant la mer comme s’ils venaient de l’inventer. Pourtant, à deux rues des spas huppés, des warung (cantines locales) servent des babi guling (cochon de lait rôti, farci d’épices qui vous feront pleurer de bonheur) pour 3€, accompagnés de lawar, une salade de légumes et viande hachée qui sent bon la noix de coco râpée et le sang. Le contraste est violent, mais c’est ça, Bali : un mélange de luxe ostentatoire et de traditions qui résistent, comme ces vieux pêcheurs de Jimbaran qui vendent encore leur prise du jour sur la plage, indifférents aux yachts climatisés amarrés plus loin.

Et puis il y a la mer. Pas celle, sage, des lagons de Nusa Dua, mais l’océan Indien, wild et imprévisible, qui attire les surfeurs à Uluwatu ou Canggu comme des mouettes autour d’un thon. Les spots sont légendaires, mais peu savent que les vagues sont aussi des pengrupuk (esprits) pour les Balinais. Avant de plonger, les pêcheurs leur demandent la permission, et les surfeurs locaux déposent des offrandes sur leur planche. Même les centres de plongée de Tulamben, où l’on explore l’épave du USAT Liberty (un cargo torpillé pendant la Seconde Guerre mondiale, maintenant couvert de coraux), vous parleront des nyepi, ce jour de silence absolu où même les poissons semblent faire une pause. Ici, le sel sur votre peau après une session n’est pas juste de la sueur séchée, c’est une bénédiction.

Alors, avant de boucler vos valises ou de réserver un billet pour la prochaine full moon party (qui, soit dit en passant, est une insulte à l’esprit balinais), voici quelques vérités que personne ne vous dira dans les brochures :

  • Les Balinais ne sourient pas toujours par politesse : parfois, c’est parce qu’ils trouvent votre short en jean sous la pluie aussi absurde que vous trouvez leurs cérémonies interminables.
  • Le kopi luwak (café fait à partir de grains digérés par une civette) est une arnaque marketing pour 90% des boutiques. Le vrai, celui des petits producteurs de Kintamani, coûte 5€ la tasse et a un goût de… terre et de regret.
  • Galungan et Kuningan (les fêtes des ancêtres) transforment l’île en un décor de film fantastique : des penjor (mâts de bambou décorés) bordent les routes, et les familles cuisinent des montagnes de satay lilit (brochettes de poisson épicées) pour les esprits. Si on vous en propose, mangez. Même si vous ne voyez personne d’autre.
  • Les chauffeurs de taxi qui vous jurent qu’un temple est « fermé pour cérémonie » (mais qu’eux, bien sûr, connaissent un autre temple, plus cher) mentent. Toujours. Louez un scooter (1,50€/jour) et allez voir par vous-même.

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